Quarante ans de Tourtons du Champsaur : l'artisanat culinaire au cœur de Chabottes
Le Dauphiné Libéré rapporte que les Tourtons du Champsaur fêtent quarante ans de fabrication depuis Chabottes, sur le plateau du même nom à 1 050 mètres d'altitude.

Pour quiconque prépare un passage dans les Hautes-Alpes, c'est le genre de repère qui justifie un détour: un savoir-faire encore en activité, ancré dans un village, à quelques kilomètres d'autres lieux de mémoire de la vallée. Mieux vaut l'intégrer à votre itinéraire dès maintenant, plutôt que de le découvrir par hasard sur un marché. Voici ce qu'on en sait, et ce que vous pouvez en faire concrètement.
D'un marché saisonnier à un atelier d'altitude
Tout commence en 1985, sur les marchés du Champsaur. Jean-Louis Pellegrin vit alors entre deux saisons: moniteur de ski l'hiver, privé de chantier l'été par la crise du BTP. Un matin, il décide de cuisiner des tourtons pour les revendre — le succès est immédiat, relate le Dauphiné Libéré. Trois ans plus tard, en 1988, il s'associe à son frère Eugène et installe le laboratoire à Chabottes, sur le plateau du Champsaur, à 1 050 mètres d'altitude. L'outil de production reste depuis enraciné dans le village: ce n'est pas une vitrine, c'est un atelier qui tourne, et c'est précisément ce qui a tenu quarante ans. Quatre décennies sans délocalisation: un détail qui compte quand on parle d'un produit du terroir.
Ce que ça change pour votre itinéraire
Quarante ans plus tard, l'entreprise tient toujours, et un deuxième site de production a ouvert à Saint-Firmin en 2004, précise le quotidien régional. Concrètement, anticipez votre boucle: Chabottes et Saint-Firmin se succèdent sur l'axe du Champsaur à quelques minutes l'une de l'autre — vous pouvez enchaîner la boutique, une pause au village et la suite de votre parcours dans la même journée. Arrivez tôt: les tourtons frais partent vite sur les marchés, et les laboratoires n'ouvrent pas leurs portes comme un musée — ce sont des outils de production actifs, avec leurs horaires, leurs coups de feu et leurs jours de fermeture. À 1 050 mètres d'altitude, le plateau change vite de visage selon la saison: un coupe-vent dans le coffre n'est jamais de trop, même en plein été.
À surveiller dans la vallée
LeBlogTVNews signale par ailleurs la diffusion, ce vendredi sur M6, d'un numéro inédit de Cauchemar en cuisine tourné au cœur des Hautes-Alpes. De quoi replacer la vallée sous le feu des projecteurs avant la fin de saison — mieux vaut anticiper votre passage en boutique si vous visez les tourtons du week-end, l'affluence télévisée joue rarement en faveur des stocks. Et si vous prolongez vers d'autres étapes patrimoniales de la vallée, le Moulin de Sachas s'inscrit dans la même logique: un mécanisme séculaire, toujours en mouvement, à découvrir dans le même souffle qu'une halte chez le producteur.